Passereaux alpestres, entre espoir et réchauffement

On peut imaginer que le confinement du printemps a offert à la faune une quiétude accrue pour leur reproduction. Mais c’est oublier un peu vite les autres menaces qui pèsent sur certaines espèces fragiles.

Dans le massif du Hohneck, les passereaux alpestres ont une distribution extrêmement limitée, dépendant d’un habitat directement menacé par le réchauffement climatique : les couloirs d’avalanches.

Les oiseaux s’installent autour de la mi-avril. Comme chaque année, Accenteurs alpins et Pipits spioncelles étaient donc au rendez-vous, suivis quelques jours plus tard par les Traquets motteux.

Alors que c’était la pleine période des naissances chez les chamois, un Pipit spioncelle transportait déjà de la nourriture le 10 mai. Etait-ce pour une femelle en train de couver ou pour un jeune déjà éclos ? L’histoire ne le dit pas.

Le 8 juin, les jeunes Pipits spioncelles commencent à prendre leur envol. Ils doivent alors se partager les couloirs d’avalanche avec un voisin encombrant : le chamois. Pendant ce temps, les Traquets motteux chantent encore pour affirmer leur couple et leur territoire.

Il faudra attendre le 22 juillet pour qu’une fratrie de Traquet motteux quitte le nid. Une deuxième nichée s’envolera plus tard, courant du mois d’août.

Aucune observation ne permet en revanche de confirmer la reproduction de l’Accenteur alpin ni du Bruant fou cette année.

Ces observations ne concernent que le cirque du Frankenthal. Bien qu’il existe encore quelques couples nicheurs dans le Wormspel et un peu plus loin au Sud, les populations de ces espèces restent extrêmement fragiles dans le massif vosgien. Des hivers trop courts et trop faiblement enneigés suivis d’étés caniculaires ne vont pas arranger leurs affaires.

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